Dossier suivi par Moussa. Des élèves quittent, le 13 janvier 2009, le lycée professionnel Pierre et Marie Curie de Château-Gontier, où la veille, un élève avait poignardé un professeur de technologie en plein cours.
Nicolas Sarkozy avait annoncé le 18 mars à Gagny (Seine-Saint-Denis), huit jours après une expédition punitive menée dans un lycée de la ville par une vingtaine de personnes capuchonnées et armées de barres de fer, bâtons et couteaux, la "sanctuarisation" des établissements scolaires et le recensement des plus exposés aux intrusions.
Finalement, 184 établissements, dont le nom ne sera pas publié, identifiés dans les académies les plus peuplées, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre de l'Education, Xavier Darcos, doivent avoir transmis d'ici vendredi l'ensemble des plans et diagnostics de sécurité, qui devraient porter essentiellement sur les abords, les problèmes de clôture, voire la vidéosurveillance.
L'enquête nationale Sivis (Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire) ne dénombre que 15 % d'intrusions parmi les incidents graves, dont seulement la moitié commises par des personnes sans lien familial avec les élèves mais le climat ambiant pèse sur le niveau de violence dans l'établissement.
Dans l'académie de Créteil (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne), une trentaine d'établissements ont été identifiés, ce ne sont pas les écoles qui sont violentes mais les alentours. Dans l'académie de Versailles, qui comprend les Yvelines, l'Essonne, le Val d'Oise et les Hauts-de-Seine, où une vingtaine des 600 collèges et lycées sont concernés, une formation des chefs d'établissement à l'autorité et à la lutte contre les intrusions existe déjà.
Le dispositif du policier référent lancé il y trois ans dans les Hauts-de-Seine sera proposé au reste de l'académie, une option à présent mieux perçue par les personnels d'éducation.
Pas certain que ce soit les seules mesures à prendre !
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